Portraits

Jules Rambour, 24 ans, raconte son périple à vélo en Australie

Élise Barbotin-Laroche 2 min de lecture

De retour quelques jours à Vandœuvre-lès-Nancy, où vivent ses parents, Jules Rambour a posé ses sacoches avant de repartir vers l’Inde pour un échange universitaire. Selon estrepublicain.fr, le jeune homme de 24 ans revient de plusieurs mois en Australie, où il a d’abord travaillé avant de se lancer dans un grand défi à vélo sur la côte ouest.

Étudiant en commerce et tennisman d’excellent niveau, il a profité d’une année de césure pour tenter ce voyage préparé depuis longtemps. Son objectif : traverser une partie de l’Australie à vélo, sur près de 4 000 kilomètres, avec une dimension sportive, mais aussi humaine. Le projet avait aussi un volet caritatif, puisqu’il récoltait des fonds pour une école au Bénin, rapporte estrepublicain.fr.

Le vent, l’eau et les longues distances

Le début du périple a été l’un des moments les plus difficiles. Sa copine l’a accompagné la première semaine, avant qu’il ne se retrouve seul. Il devait alors enchaîner des journées d’environ 80 kilomètres, avec un fort vent de face, sous une chaleur comprise entre 30 et 35 degrés. La gestion de l’eau a été un autre point central : il transportait une poche de six litres et gardait toujours deux litres en réserve.

Sur la route, les distances imposaient leur rythme. Jules Rambour ne pouvait pas s’arrêter partout : les stations-service étaient parfois espacées de 150 à 200 kilomètres. Il a aussi affronté une ligne droite de 120 kilomètres, au milieu de paysages immenses et désertiques. Parmi ses peurs, il retient surtout les road trains, ces très grands camions roulant près des cyclistes.

Des rencontres et un regret

L’aventure a aussi été marquée par des rencontres. Celle avec Merlin, un homme faisant le tour de l’Australie en courant en tirant une charrette, l’a particulièrement impressionné. Côté souvenirs, il raconte aussi avoir vu des koalas, nagé avec des requins-baleines et des lions de mer, et aperçu un python d’environ deux mètres, mort près de l’endroit où il allait dormir.

Son principal regret reste de ne pas avoir pu terminer l’itinéraire prévu. Une panne de roue libre l’a contraint à s’arrêter alors qu’il se trouvait isolé. Il a ensuite rejoint Darwin en stop puis en bus. Malgré cela, il estime ne pas avoir atteint ses limites physiques ou mentales au cours de ces deux mois.

Source : estrepublicain.fr

Élise Barbotin-Laroche

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