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À Vandœuvre, la betterave à sucre a marqué les débuts de l’industrie locale

Élise Barbotin-Laroche 2 min de lecture

Ce dimanche 13 septembre, une page peu connue de l’histoire du Grand Nancy refait surface : au début du XIXe siècle, Vandœuvre-lès-Nancy a cultivé de la betterave à sucre et abrité une usine d’extraction. À cette époque, la commune était encore un bourg entouré de champs.

Selon estrepublicain.fr, cette aventure commence dans le contexte du blocus continental imposé par Napoléon. La France ne peut plus accéder au sucre de canne venu des Antilles, tandis que les prix augmentent fortement. La betterave apparaît alors comme une solution possible.

Cent hectares cultivés autour de Montplaisir

Le 4 décembre 1810, l’agronome Mathieu de Dombasle achète le domaine de Montplaisir, aux portes de Nancy. Il y installe une usine d’extraction du sucre et fait planter des betteraves sur les terres alentour. Cent hectares passent ainsi en culture et l’usine produit environ 30 tonnes de sucre.

Le domaine sert aussi de lieu d’expérimentation. Mathieu de Dombasle y teste des procédés d’extraction, améliore des outils et note ses observations. Les décisions impériales de 1811 et 1812 soutiennent alors le développement de cette production dans le pays.

Une fermeture dès 1815

L’expérience ne résiste toutefois pas au retour du sucre colonial sur le marché français après la fin du blocus. Le prix du sucre chute, passant de 12 francs à 1,2 franc le kilo, selon certaines sources citées par estrepublicain.fr. Les rendements de la betterave restent, eux, trop faibles pour garantir une production industrielle rentable.

La fabrique de Vandœuvre ferme en 1815 et Mathieu de Dombasle se retrouve ruiné, avant que des aides ne lui permettent de rembourser ses dettes. L’épisode n’est pas sans suite : ses travaux sur la betterave et l’extraction du sucre alimentent les recherches des agronomes et industriels des générations suivantes. L’ancienne usine de Montplaisir est ensuite reconvertie pour fabriquer des instruments agricoles.

Source : estrepublicain.fr

Élise Barbotin-Laroche

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